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Mis à jour le 25 mai 2026, sources officielles : Eur-Lex, ECHA, INERIS, Légifrance Code général des impôts, BOFIP-Impôts, UNEC.
alt="Salon de coiffure intérieur au petit matin, lumière naturelle et fauteuils alignés"
caption="Lundi matin, salon vide avant la première cliente. Le moment idéal pour ouvrir le BOFIP et faire le point sur ses trois chantiers 2026."
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Lundi 25 mai 2026. Vous arrivez dans votre salon à 9h00, vous démarrez la machine à café, vous sortez le carnet des rendez-vous du tiroir. Et ce matin, trois informations différentes ont déjà traversé votre vie professionnelle sans que personne ne vous ait prévenu.
Vous êtes coiffeuse à Pau, esthéticienne à Oloron, ou vous tenez un salon mixte sur la place de Salies-de-Béarn. Vous avez 1, 2, parfois 4 collaboratrices. Vous travaillez en partie sur rendez-vous, en partie en walk-in. Vos clientes vous suivent depuis dix ans pour certaines, depuis trois mois pour d'autres. Vous facturez entre 35 et 70 euros selon la prestation. Vous prenez les CB, les chèques, parfois encore quelques espèces.
Et trois textes officiels viennent de basculer dans votre quotidien sans tambour ni trompette. Un règlement européen sur les microplastiques dans les cosmétiques rincés, appliqué depuis le 1er janvier. Une certification NF525 des caisses fiscales qui devient stricte au 1er septembre, avec une amende de 7 500 € par logiciel concerné. Et une revalorisation des minimas salariaux de la convention collective coiffure publiée par arrêté en février. Trois chantiers, trois logiques différentes, et trois agendas qui se chevauchent sur les six prochains mois.
Cet article décode les trois, du point de vue d'une coiffeuse ou d'un coiffeur du Béarn. Ce que dit le texte officiel (Eur-Lex, Légifrance, BOFIP, UNEC). Ce que vous devez vérifier dans les 90 prochains jours. Et trois mini-cas anonymisés de salons qui ont commencé à s'y mettre.
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alt="Mains de coiffeuse au travail, ciseaux et coupe en cours, gros plan"
caption="La coiffure 2026 en Béarn : un métier de gestes précis, une économie de proximité, et désormais trois textes réglementaires qui s'imposent."
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Avant de décoder les trois chantiers, posons les bases. La même réglementation ne s'applique pas exactement de la même façon à un salon de Pau Castetnau qui fait 80 RDV par semaine et à un salon mixte de Sus, ouvert le jeudi et samedi, qui sert principalement les habitantes du village et les pèlerins du Camino qui passent.
Le Béarn coiffure, en 2026, c'est trois géographies très différentes :
À l'échelle régionale, l'UNEC (Union nationale des entreprises de coiffure, organisation patronale de la branche) estimait en 2024 environ 5 300 salons de coiffure en Nouvelle-Aquitaine, dont une part significative dans les zones rurales. Les Pyrénées-Atlantiques en représentent une portion non négligeable, mais le chiffre exact pour le seul Béarn n'est pas publié officiellement par l'UNEC. Nous le citerons donc comme « plusieurs centaines » sans inventer une donnée précise.
Le salon coiffure béarnais qui lit cet article a typiquement les caractéristiques suivantes :
Ce n'est pas un hasard si 2026 cumule autant de textes pour la coiffure. Trois logiques convergent :
Vous, au milieu, vous devez absorber les trois sans plus de personnel administratif que d'habitude. C'est-à-dire : vous-même, le soir après la fermeture, avec un café et un classeur.
Passons aux trois chantiers, dans l'ordre d'urgence.
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alt="Étagère de salon de coiffure avec bouteilles de shampoings et produits"
caption="L'étagère revente d'un salon classique en 2026 : à passer au crible des microplastiques avant la fin du trimestre."
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Ce premier chantier est le plus immédiat parce qu'il est déjà en application. Cinq mois se sont écoulés depuis le 1er janvier, et beaucoup de salons indépendants ne savent toujours pas que la règle a basculé.
Le règlement (UE) 2023/2055 de la Commission du 25 septembre 2023, publié au Journal officiel de l'Union européenne le 27 septembre 2023, crée la nouvelle entrée 78 de l'Annexe XVII du règlement REACH. Cette annexe est l'inventaire officiel des substances chimiques restreintes ou interdites dans l'Union.
La nouvelle entrée vise les « microparticules de polymère synthétique » d'une taille inférieure à 5 millimètres, organiques, insolubles et résistantes à la dégradation. La définition est large : elle couvre toutes les billes, paillettes et particules plastiques ajoutées volontairement à un produit.
L'application est progressive depuis 2023, par catégorie de produits :
Et pour ce qui nous intéresse spécifiquement, citation du dossier officiel ECHA (Agence européenne des produits chimiques) :
Spécifiquement pour les produits cosmétiques capillaires et de coiffure, au 1er janvier 2026, il y aura interdiction de vendre des produits cosmétiques rincés contenant des microplastiques comme les shampoings, produits de coloration, gels douche, démaquillants.
Cette échéance est donc passée depuis cinq mois. Tout stock de shampoing, après-shampoing, masque, soin rincé, ou produit de coloration rincé contenant des microplastiques ajoutés, encore présent dans votre revente ou utilisé en cabine, est techniquement non conforme. Sources : reach-info.ineris.fr, ECHA microplastiques, Commission européenne IP/23/4581.
Tous les produits cosmétiques qui s'appliquent puis se rincent, et qui contiennent volontairement des microparticules de polymère synthétique. Concrètement, dans un salon de coiffure :
La clé pour identifier : lire la liste INCI sur l'étiquette. Les ingrédients incriminés se reconnaissent à des noms comme acrylates copolymer, polyethylene (en microparticule), polypropylene, nylon-6, nylon-12, PMMA (poly(methyl methacrylate)), et plusieurs dizaines d'autres polymères de synthèse, dès lors qu'ils se présentent sous forme de particules solides inférieures à 5 mm.
Voici Marie-Claire, esthéticienne installée à Oloron depuis 2014, solo. Elle revend une gamme de shampoings, masques et soins corporels à ses clientes en complément de ses prestations cabine. Quand elle a appris en novembre 2025 que la règle changeait au 1er janvier, elle a commandé son réassort habituel comme tous les trimestres. Sauf que ce réassort de décembre 2025 contenait encore plusieurs références à microplastiques que son fournisseur n'avait pas eu le temps de reformuler.
Marie-Claire a fait le tri en mars 2026. Sur sa trentaine de références revente, six contenaient des microplastiques selon la composition INCI. Elle les a retirées de l'étagère, son fournisseur a accepté la reprise sans frais (il avait des stocks similaires à reprendre chez d'autres clientes). Le manque à gagner sur ces six références a été d'environ 280 € de marge sur le trimestre. Mais elle ne risquait plus un contrôle DGCCRF, et elle a pu communiquer auprès de ses clientes sur sa démarche « sans microplastiques » dès le printemps.
Trois pistes concrètes :
Le passage à 2026 sans microplastiques est l'occasion d'auditer votre étagère revente, qui dort souvent depuis le Covid. Au passage, vous découvrirez peut-être que certaines références ne se vendent plus depuis deux ans et qu'il est temps de faire de la place pour des marques bio régionales ou des gammes plus en phase avec ce que demandent vos clientes en 2026.
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alt="Terminal de caisse et TPE dans un salon, écran d'encaissement"
caption="L'écran de caisse de votre salon : si le logiciel n'est pas certifié NF525 par un organisme accrédité au 1er septembre 2026, l'amende est de 7 500 € par logiciel."
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Ce deuxième chantier est plus inconnu que le premier, et beaucoup plus rapide à régler si vous vous y prenez maintenant. Il devient strict le 1er septembre 2026. Vous avez trois mois pour vous mettre en règle si ce n'est pas déjà fait.
Reprenons depuis le début. NF525 est le nom d'une norme française délivrée par l'AFNOR (Association française de normalisation). Une norme est un référentiel public qui définit des règles de qualité ou de sécurité. NF525 concerne spécifiquement les logiciels de caisse enregistreuse.
L'origine de la norme remonte à la loi de finances 2016 (article 88), qui a créé une obligation pour tous les commerçants et artisans assujettis à la TVA d'utiliser un logiciel de caisse inaltérable, sécurisé, conservé et archivé (le sigle « ISCA »). En clair, cela veut dire que votre logiciel ne doit pas permettre de modifier ou de supprimer un ticket de caisse une fois qu'il a été enregistré. C'est ce qu'on appelle la lutte contre les « logiciels permissifs », qui permettaient à certains commerçants de cacher des recettes en effaçant discrètement des transactions.
Pour prouver que votre logiciel respecte les quatre conditions ISCA, deux voies existaient jusqu'à 2025 :
Si vous encaissez du public (votre clientèle), et que vous utilisez un logiciel informatique pour le faire, vous êtes concernée. Cela couvre :
Sont en revanche non concernés :
À compter de cette date, l'attestation individuelle de l'éditeur ne suffit plus. Votre logiciel doit avoir un certificat NF525 délivré par un organisme accrédité, en cours de validité.
Petite parenthèse pour comprendre le calendrier complet, parce que c'est confus :
C'est gratuit et rapide. AFNOR Certification publie le moteur de recherche officiel des certificats en cours de validité à l'adresse certificates.infocert.org.
Vous tapez le nom de votre logiciel (par exemple « Planity », « Hiboutik », « JDC », « Cegid POS », « Lightspeed », « Tiller »), vous sélectionnez la marque NF525 dans le filtre, et vous voyez s'il existe un certificat actif au nom de l'éditeur.
Trois pistes selon votre situation :
Voici Aurélie, 38 ans, salon de coiffure deux fauteuils à Pau Saint-Jacques. Elle utilise un logiciel SaaS pour les RDV, et une caisse à rouleau papier Casio achetée en 2014 pour les encaissements. En vérifiant sur le registre INFOCERT en avril 2026, elle a découvert que sa caisse Casio n'avait jamais eu de certificat NF525, et que son fabricant ne l'avait jamais demandé. Elle a fait le choix de basculer fin mai 2026 sur Hiboutik gratuit pour la partie caisse (intégré à son agenda existant via l'API REST publique de Hiboutik, par un développeur local qui a fait le pont entre les deux outils), et de conserver sa Casio pour le tiroir-caisse physique uniquement. Coût total de la bascule : un week-end de paramétrage, et 0 euro de logiciel récurrent.
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alt="Bureau de comptabilité avec calculatrice et fiches de paie"
caption="Le coin bureau du salon, où les fiches de paie se font le 5 du mois. Depuis mars 2026, les minimas conventionnels ont changé."
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Le troisième chantier concerne les salons qui ont au moins une salariée (ou un salarié) sous contrat de droit privé. Si vous travaillez seule sans collaboratrice, vous pouvez sauter cette section. Si vous avez une apprentie, une CDD remplacement, une CDI à temps partiel, ou une équipe, lisez.
La coiffure et les professions connexes relèvent de la convention collective nationale n° 2596 du 10 juillet 2006. Cette convention est négociée par l'UNEC (Union nationale des entreprises de coiffure), organisation patronale représentative, et les organisations syndicales de salariés. Elle s'applique à tous les salons quel que soit leur effectif.
Le 3 décembre 2025, les partenaires sociaux ont signé l'avenant n° 51 à la convention collective. Cet avenant porte sur les rémunérations minimales et la prime d'ancienneté. Pour devenir obligatoire pour toutes les entreprises de la branche (pas seulement les adhérents UNEC), il a fait l'objet d'une procédure d'extension par le ministère du Travail. L'arrêté d'extension a été signé le 17 février 2026 et publié au Journal officiel le 24 février 2026. Source : Légifrance arrêté du 17/2/2026.
Depuis le 1er mars 2026, l'avenant 51 s'applique donc à tous les salons coiffure en France, qu'ils soient adhérents UNEC ou non.
L'avenant fixe une nouvelle grille de salaires minimaux mensuels bruts pour 151,67 heures (35 heures par semaine en moyenne). La grille comporte plusieurs niveaux (de 1 à 5) et échelons.
L'élément le plus immédiatement utile pour vérifier votre paie :
Niveau 1, échelon 1 : 1 794 € bruts mensuels pour 151,67 heures travaillées.
C'est le niveau d'embauche d'une coiffeuse qualifiée CAP en début de carrière. Pour les niveaux supérieurs (technicienne, manager de salon, formatrice) et les autres échelons, la grille complète et à jour est publiée par l'UNEC dans son guide rémunération et charges sociales, et accessible sur unec.fr.
Si vous adhérez à l'UNEC ou à une chambre de métiers et de l'artisanat (CMA), la grille mise à jour vous est généralement transmise par circulaire ou disponible en téléchargement sur votre espace adhérent. Sinon, votre expert-comptable ou votre logiciel de paie (Sage, Cegid, Silae, Payfit) doit déjà intégrer la nouvelle grille.
L'avenant 51 ajoute un nouveau palier à la grille de calcul de la prime d'ancienneté conventionnelle. Désormais, une salariée qui cumule 20 ans d'ancienneté dans la même entreprise peut prétendre à une prime mensuelle de 117 € bruts en plus de son salaire de base.
Concrètement, si vous avez une coiffeuse présente depuis l'ouverture de votre salon en 2006 (20 ans révolus en 2026), vous devez régulariser cette nouvelle prime sur sa paie de mars 2026 et la verser tous les mois suivants. Les paliers d'ancienneté antérieurs (3 ans, 5 ans, 10 ans, 15 ans) restent en vigueur avec leurs primes propres.
Cinq actions opérationnelles :
Voici Sandra, 45 ans, salon trois fauteuils à Salies-de-Béarn, ouvert depuis 2002. Elle a découvert l'avenant 51 en lisant la newsletter UNEC fin mars 2026. Une de ses coiffeuses, Élisabeth, est avec elle depuis 22 ans. Sandra a régularisé la prime d'ancienneté +117 € sur la paie d'avril, avec un rappel pour mars (soit 234 € versés en rappel le 5 mai). Élisabeth a apprécié l'initiative et la transparence. Sandra a aussi profité de la mise à jour pour discuter avec son expert-comptable d'une revalorisation volontaire au-delà du minimum conventionnel pour fidéliser son équipe.
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alt="Cahier de rendez-vous papier manuscrit avec stylo"
caption="Le carnet papier qui suit le salon depuis dix ans : encore légal, mais de plus en plus coûteux en temps et en risques."
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Si vous avez lu les trois sections précédentes, vous avez peut-être remarqué un fil rouge. Chaque chantier réglementaire 2026 (microplastiques, NF525, salaires) se gère beaucoup plus facilement quand votre salon a un outil numérique structuré. Carnet papier seul plus caisse de 2014 plus paies sur Word, cela ne tient plus en 2026.
Vous êtes patronne, vous gérez votre salon depuis dix ou quinze ans. Vous avez un système qui marche : carnet de rendez-vous papier dans le tiroir, caisse à rouleau papier sur le comptoir, classeur prestations dans le placard, factures Word imprimées à la fin du mois pour l'expert-comptable. Pas de bug informatique. Pas d'abonnement mensuel à payer. Pas de mot de passe à retenir.
Sauf qu'en 2026, ce système commence à coûter cher en silence :
Le carnet papier n'est pas illégal en soi. Il reste un choix valide pour une coiffeuse solo qui sert 15 clientes par semaine et qui connaît tout le monde par cœur. Mais il devient un handicap quand :
L'erreur classique est de croire qu'il faut tout numériser d'un coup avec un gros outil tout-en-un type Planity Pro Caisse à 94 € par mois HT. C'est une option, mais ce n'est pas la seule. Une approche plus modulaire fonctionne aussi bien et coûte moins cher :
Cette pile coûte typiquement entre 20 € et 50 € par mois au total, contre 100 à 120 € pour une solution tout-en-un. Et elle vous laisse propriétaire de vos données, libre de changer un module sans tout casser.
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alt="Coupe de cheveux précision en cours, gros plan ciseaux"
caption="La précision du geste : c'est ce qui distingue votre salon. Encore faut-il que les nouvelles clientes vous trouvent en ligne."
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Au-delà des trois chantiers réglementaires, une question structurelle se pose pour tous les salons en 2026 : faut-il un site web à soi, ou la fiche Planity et la page Google Business suffisent-elles ? La réponse honnête dépend de votre stratégie, mais voici trois constats sectoriels qui pèsent dans la balance.
Quand une personne tape « coiffeur Pau », « salon coiffure Oloron », « coiffure mariage Salies-de-Béarn » ou « barbier Navarrenx » sur Google, elle voit trois zones de résultats :
Si vous n'avez pas de site, vous êtes invisible sur la troisième zone. Vous dépendez exclusivement de Google Business (que vous ne contrôlez pas totalement) et de Planity / Treatwell (qui prennent un abonnement et affichent parfois vos concurrentes en bas de votre page). Avoir un site métier bien référencé permet d'occuper aussi la troisième zone, et de capter les recherches plus précises comme « coiffeur RGE coloration sans ammoniaque Pau » ou « salon coiffure mariée Béarn » qui ne passent pas par Planity.
Une partie des prises de rendez-vous se fait en dehors des horaires d'ouverture du salon : en soirée après le travail, le week-end, parfois tard le soir quand la cliente règle l'organisation de sa semaine. Si votre seul canal hors heures est votre messagerie vocale, ces prospectes appellent la concurrence le lendemain matin, ou elles réservent directement chez le premier salon Google qui propose un bouton « Réserver ». Sans chiffres précis publics (les éditeurs SaaS publient des chiffres marketing peu reproductibles), le constat sectoriel reste : la réservation 24/7 capte une demande que la messagerie vocale perd.
Un module de réservation en ligne, sur votre site à votre marque, change deux choses :
C'est moins glamour mais c'est devenu un sujet en 2024-2025. Quand vos clientes réservent via Planity ou Treatwell, leurs données (nom, prénom, téléphone, e-mail, historique de rendez-vous) sont stockées par la plateforme. Vous y avez accès via leur interface, mais vous ne pouvez pas les exporter librement, et si vous arrêtez l'abonnement, la base reste là-bas.
Le RGPD vous demande, en tant que responsable de traitement (vous êtes la coiffeuse, c'est votre relation commerciale avec la cliente), d'avoir la possibilité d'exporter et de supprimer ces données à la demande de la cliente. Quand vous êtes sur un SaaS plateforme, c'est techniquement faisable mais lourd. Quand vous êtes propriétaire de votre base via un site et un outil sur-mesure, c'est immédiat.
Cela compte au moins pour deux scénarios concrets : changement de plateforme (vous voulez quitter Planity pour Treatwell ou inversement) et reprise du salon (vous vendez votre fonds de commerce et la base clientes fait partie de la valeur).
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alt="Cliente devant le miroir avec sa coiffeuse, dialogue et conseil"
caption="Le rapport client en rural : intime, fidèle, multigénérationnel. La digitalisation ne doit pas l'effacer, elle doit l'amplifier."
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Tout ce qui précède s'applique à tous les salons. Mais les salons coiffure de l'Ouest béarnais (Salies-de-Béarn, Sauveterre-de-Béarn, Navarrenx, Monein, Mauléon, Saint-Palais, Sus) ont quelques spécificités qui méritent leur paragraphe.
Le marché coiffure rural béarnais repose principalement sur :
À Pau, les grandes enseignes (Jean Louis David, Dessange, Saint Algue, Coiff&Co, Camille Albane) couvrent l'essentiel du marché « jeune femme active 25-40 ans ». À Oloron, on retrouve Saint Algue et quelques chaînes hommes. À Mourenx, Coiff&Co.
En rural, vous êtes seule ou face à un ou deux concurrents. La pression prix existe (la cliente compare avec ce qu'elle paie à Pau), mais elle est compensée par la fidélité et la confiance que vous avez bâtie. Votre différenciant n'est pas le prix le plus bas, c'est :
C'est un positionnement défendable. Il demande juste de l'outillage minimum, sans transformer votre salon en SaaS.
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Cela dépend de votre caisse. Les caisses purement mécaniques (sans aucun logiciel interne, simple addition mécanique) ne sont pas concernées par NF525, mais elles sont devenues rares depuis 2018. Les caisses électroniques à rouleau papier (Casio, Sharp, Royal Sovereign, achetées entre 2010 et 2025) contiennent un logiciel embarqué et sont concernées si elles enregistrent et conservent les recettes. Vérifiez le modèle exact de votre caisse sur le registre certificates.infocert.org. Si le fabricant n'apparaît pas, considérez que votre caisse n'est probablement pas certifiée.
Trois pistes complémentaires :
Vous devez régulariser les paies de mars, avril et mai (et juin si déjà passé) avec un rappel de salaire sur la prochaine fiche de paie. Le montant à rappeler est la différence entre le salaire versé et le nouveau minimum conventionnel multipliée par le nombre de mois concernés. Si vous transmettez une DSN mensuelle (déclaration sociale nominative), vous devez rectifier les DSN passées. Votre logiciel de paie ou votre expert-comptable peut le faire en quelques clics.
Si vous ne régularisez pas, votre salariée peut saisir le conseil de prud'hommes pour rappel de salaire sur 3 ans, plus dommages et intérêts. Un contrôle URSSAF peut aussi détecter l'écart via la DSN et déclencher un redressement (cotisations sociales calculées sur le salaire dû et non sur le salaire versé). La régularisation spontanée vous protège des deux risques.
Ce n'est pas automatique. Vérifiez sur certificates.infocert.org en tapant le nom de l'éditeur. Pour rappel : Planity propose une formule Agenda + Caisse à 94 € par mois HT selon leur page tarifs publique consultée en mai 2026 (info.planity.com/tarifs). Treatwell propose une formule à 29 € par mois avec une commission de 25 % uniquement sur les premières réservations de nouveaux clients (getapp.com Treatwell). Pour la partie caisse de chaque éditeur, vérifiez le statut du certificat NF525 directement sur le registre INFOCERT.
Non, NF525 vise uniquement les logiciels de caisse. Si vous tenez un cahier manuscrit, que vous remplissez vous-même au stylo après chaque cliente, et que vous tapez vos factures dans Word une à une à la fin du mois, vous êtes hors du périmètre NF525. Vous restez en revanche soumise aux obligations comptables et fiscales classiques : conservation des justificatifs pendant 6 ans, livre des recettes tenu chronologiquement (CGI article 286), facturation conforme aux mentions obligatoires (article 242 nonies A de l'annexe II au CGI). Et en cas de contrôle fiscal, vous devrez pouvoir produire l'intégralité de vos recettes sur l'année, classées et lisibles.
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alt="Salon de coiffure prêt à ouvrir, lumière du matin, fauteuils alignés"
caption="Le bon moment pour ouvrir le BOFIP, vérifier le registre INFOCERT, et lire l'avenant 51 : avant la première cliente, café à la main."
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Vous avez les trois textes de 2026, les sanctions associées, et les pistes pratiques pour vous mettre en règle. Si vous tenez un salon à Pau, Oloron, Orthez, Mourenx, Navarrenx, Monein, Salies-de-Béarn, Sauveterre-de-Béarn, Mauléon ou Saint-Palais, je peux vous accompagner concrètement sur trois chantiers complémentaires.
Un appel ou une visite si vous êtes à moins de 30 km de Sus (où je suis basé). Nous regardons ensemble :
Vous repartez avec un mémo écrit de ce qui est à régulariser, dans quel ordre, et à quelle échéance. Sans engagement de votre part.
Si vous décidez de remplacer ou de compléter votre Planity / Treatwell par un outil sur-mesure à votre marque, je vous construis une maquette en une semaine. Pas un design générique : votre identité visuelle, votre parcours de réservation, vos prestations, vos forfaits, votre fidélité, votre intégration de la caisse Hiboutik (certifiée NF525, gratuite ou Premium à 9,90 € par mois selon vos besoins API). Maquette livrée en preview interactive pour décision.
Si vous avez déjà un site WordPress ou un système qui vous va, mais qu'il manque la brique caisse certifiée ou la réservation en ligne propre, je fais le pont. Hiboutik s'intègre par API REST publique, votre site reçoit les disponibilités en temps réel, la cliente réserve sans quitter votre marque, l'encaissement passe par la caisse certifiée. Solution livrée en 2 à 3 semaines selon la complexité.
Codé pour votre métier. Sus, Béarn. MP ouvert, [email protected] ou pilotone.fr.
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Sources officielles citées dans cet article :
Discutons de vos besoins. Premier échange gratuit et sans engagement.
Parler de votre projetLa vraie galère du maraîcher n'est pas de produire, c'est de gérer les commandes au cahier. Voici comment vendre en ligne sans perdre un client.
LireCette semaine, vous mettez en bouteille votre Jurançon 2025. Et trois textes réglementaires différents s'appliquent à ces bouteilles avant qu'elles arrivent chez votre client : QR code ingrédients UE, loi Évin internet, Factur-X B2B.
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