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Mis à jour le 11 mai 2026, sources officielles : Légifrance, ameli.fr, Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, Conseil constitutionnel.

Vous exercez en cabinet libéral, seul ou en groupe, peut-être en pôle de santé, peut-être en CPTS. Vous voyez chaque trimestre arriver une nouvelle obligation, un nouvel avenant, une nouvelle case à cocher. 2026 n'échappe pas à la règle, sauf que cette année, ce ne sont pas une mais trois réformes qui s'imposent en parallèle à votre cabinet de kinésithérapie.
Accès direct sans prescription via les CPTS expérimentales, alimentation du Dossier Médical Partagé via Mon Espace Santé, télésoin encadré par l'Avenant 7 à votre convention nationale : ces trois chantiers couvrent les trois moments du parcours patient, l'entrée au cabinet, le partage des informations cliniques, le suivi à distance. Ils ne se contredisent pas mais ils se cumulent, et c'est précisément cela qui rend l'année compliquée à organiser sans y passer ses soirées.
Cet article fait le point sur chacun des trois sujets en se limitant strictement aux textes officiels et aux bilans publics. Comme pour notre épisode 1 sur le Plombier RGE et l'épisode 2 sur le Restaurateur, l'objectif n'est pas de commenter la politique de santé mais de vous donner les outils pour passer un éventuel contrôle CPAM sans y laisser vos week-ends.
La loi du 19 mai 2023, dite loi Rist 2, a ouvert la voie à l'accès direct au masseur-kinésithérapeute sans prescription médicale préalable, à condition que vous exerciez au sein d'une Communauté Professionnelle Territoriale de Santé ou d'une structure de soins coordonnés équivalente. L'expérimentation se déploie dans vingt départements et démarre concrètement à l'été 2025.
Le bilan rendu public par l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes en avril 2026 donne les premiers chiffres : 1 830 kinés participent au dispositif au 1er avril 2026, pour 21 013 actes réalisés depuis juillet 2025 auprès de 4 116 patients. Le verbatim officiel de l'Ordre est clair sur le point qui inquiétait l'Assurance Maladie : « il n'y a absolument pas d'explosion des dépenses ». L'expérimentation est jugée maîtrisée, ce qui ouvre logiquement la porte à une généralisation à plus long terme.
L'enjeu pour vous, kiné en CPTS, c'est de pouvoir accueillir un patient qui se présente directement, sans passer par son médecin traitant, pour une douleur lombaire, une entorse, un torticolis. C'est aussi un gain de temps médical pour le territoire et un meilleur accès aux soins de premier recours dans les zones où l'attente chez le généraliste se compte en semaines.

L'accès direct n'est pas un blanc-seing. Le cadre fixé par la loi et les textes d'application est strict, et c'est exactement là que les redressements peuvent tomber si vous ne suivez pas la règle à la lettre.
Première limite : 8 séances maximum. Vous ne pouvez réaliser que huit séances sans prescription par épisode de soins. Au-delà, le patient doit être renvoyé vers son médecin traitant qui décidera s'il prolonge la prise en charge sur prescription.
Deuxième limite : 3 mois maximum par épisode. La durée de l'épisode est plafonnée à trois mois. Si la situation n'est pas résolue sous trois mois, retour case médecin.
Troisième obligation : compte-rendu médecin traitant. Vous devez transmettre un compte-rendu au médecin traitant du patient, à l'issue du premier acte puis à la fin de l'épisode de soins.
Ces trois éléments, huit séances, trois mois, compte-rendu obligatoire, forment le triptyque que l'Assurance Maladie vérifiera en cas de contrôle. C'est aussi ce triptyque qui rend l'organisation complexe quand on commence à voir arriver les premiers patients en accès direct au cabinet.
Le vrai sujet n'est pas le texte de loi, c'est sa traduction dans votre journée. Un patient se présente à l'accueil sans prescription. Vous devez vérifier rapidement plusieurs choses : est-il bien rattaché à une CPTS active sur votre territoire, s'agit-il d'un premier épisode de soins ou d'un renouvellement déguisé, le motif est-il bien dans le périmètre de l'accès direct, n'a-t-il pas déjà consommé six séances ailleurs dans le même épisode.
À cela s'ajoute la traçabilité du compte-rendu médecin traitant. Si vous le rédigez à la main entre deux patients, il y a un risque non négligeable d'oubli, d'envoi tardif, voire de non-envoi. Et en cas de contrôle CPAM, l'absence de compte-rendu peut requalifier l'acte en hors-nomenclature, donc remboursement Assurance Maladie remis en cause et indu à rembourser.
Le piège, c'est de tout faire reposer sur la mémoire et la rigueur personnelle. Quand vous voyez vingt-cinq à trente patients par jour, la fatigue de fin de semaine fait des dégâts sur la paperasse. C'est exactement le moment où il faut un système qui pose les bonnes questions à votre place, dès l'accueil.
Sur le site de votre cabinet, on peut intégrer un court formulaire de pré-qualification qui se déclenche dès qu'un patient demande un rendez-vous sans mentionner de prescription. Trois ou quatre questions ciblées : dépendez-vous d'une CPTS, et laquelle, quel est le motif principal de votre venue, est-ce un premier épisode ou la suite d'un suivi.
En fonction des réponses, le patient est aiguillé soit vers un créneau accès direct, soit vers un message lui indiquant de consulter d'abord son médecin traitant. Côté cabinet, la fiche patient remonte dans votre planning avec les éléments déjà renseignés, et un brouillon de compte-rendu à destination du médecin traitant est généré automatiquement après chaque acte, prêt à être validé et envoyé.
Vous gardez la main sur le contenu clinique, mais vous n'avez plus à vous souvenir de rédiger le compte-rendu en fin de journée. Et en cas de contrôle, l'historique complet est tracé dans le cabinet, daté, archivé.
Un audit express gratuit de votre dispositif accès direct est disponible sur pilotone.fr/contact.

Mon Espace Santé est le portail patient qui agrège, entre autres, le Dossier Médical Partagé. Pour les kinés conventionnés, l'alimentation du DMP est une obligation conventionnelle qui s'applique à chaque acte significatif : bilan diagnostic kinésithérapique, compte-rendu de séries, documents de fin de traitement.
La LFSS 2026 prévoyait initialement un dispositif de sanctions financières pour défaut d'alimentation : 2 500 euros par manquement, plafonné à 10 000 euros par an et par professionnel. Le texte avait été voté par le Parlement et faisait partie du paquet de mesures de mise en conformité numérique du secteur santé.
Le 30 décembre 2025, le Conseil constitutionnel, saisi de la LFSS 2026, a écarté l'article relatif aux sanctions financières dans sa décision sur la loi de financement. La motivation porte sur la portée juridique de la disposition au regard du domaine des lois de financement de la Sécurité sociale.
Concrètement, en 2026, vous n'êtes pas exposé à une amende pour défaut d'alimentation du DMP. Les 2 500 euros par manquement et le plafond annuel de 10 000 euros ne s'appliquent pas. C'est une bonne nouvelle pour ceux qui n'avaient pas encore organisé leur flux de transmission, mais ce serait une erreur d'en conclure que le sujet est enterré.
L'obligation d'alimenter reste pleinement en vigueur. Seul le volet répressif a été retiré. Plusieurs scénarios sont possibles pour 2027 : reprise du dispositif dans un texte législatif distinct, intégration dans la prochaine LFSS, ou aménagement progressif via la convention nationale. Aucun professionnel sérieux ne mise sur un abandon définitif de la sanction.
Au-delà du risque réglementaire, il y a un enjeu éthique et qualité qui ne dépend pas, lui, du Conseil constitutionnel. Un bilan kiné non transmis au médecin traitant, c'est un patient moins bien suivi, des décisions cliniques prises sur des informations incomplètes, des doublons d'examens, des prises en charge en doublon ou en concurrence.
Quand l'alimentation du DMP est manuelle, elle est oubliée. C'est une constante. À la fin d'une journée chargée, le geste « se connecter à Mon Espace Santé pro, déposer le bilan, vérifier le rattachement patient » passe à la trappe. Pas par mauvaise volonté, par fatigue.
Le piège, c'est de croire qu'on rattrapera le retard le week-end. Le week-end, on ne le fait pas non plus. La semaine suivante, on a oublié la moitié des cas. Au bout de quelques mois, le DMP est partiellement alimenté, partiellement à jour, et plus personne ne sait précisément ce qui a été transmis et ce qui ne l'a pas été.
Le deuxième piège, c'est la double saisie. Vous renseignez vos comptes-rendus dans votre logiciel cabinet, puis vous devez les ressaisir ou les re-déposer dans Mon Espace Santé. À chaque fois que le système oblige à dupliquer une saisie, vous perdez du temps et vous générez des incohérences.
La solution consiste à connecter votre logiciel de cabinet à l'API Mon Espace Santé, pour que chaque acte terminé dans votre logiciel déclenche automatiquement une alimentation du DMP du patient concerné. Bilan diagnostic kinésithérapique, compte-rendu intermédiaire, document de fin de traitement, facture si pertinent : tout part dans le flux, sans intervention manuelle.
Côté cabinet, un tableau de bord récapitule ce qui a été transmis, à quelle date, à quel patient, et signale les éventuels échecs de transmission pour relance manuelle. Vous gardez la traçabilité complète et vous récupérez quelques heures par semaine que vous passiez auparavant à dupliquer des informations entre deux systèmes.
C'est aussi une assurance pour le jour où les sanctions financières reviendront, et elles reviendront probablement, sous une forme ou une autre, en 2027.
Pour évaluer le coût d'un connecteur DMP sur votre logiciel actuel, parlons-en.
Une clarification préalable est indispensable : pour les kinésithérapeutes, le texte de référence est l'Avenant 7 à la convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes, signé et publié par arrêté du 21 août 2023. Ce n'est pas l'Avenant 9, qui concerne la convention des médecins libéraux et porte sur tout autre chose. La confusion est fréquente, y compris dans la presse spécialisée. Pour vous, l'unique référence applicable au télésoin kiné est l'Avenant 7.
Le cadre général de la télésanté est posé par le décret 2021-707 du 3 juin 2021, qui définit les conditions de mise en œuvre de la télémédecine et du télésoin. L'Avenant 7 vient préciser, pour la profession de masseur-kinésithérapeute, les modalités tarifaires et conventionnelles spécifiques. Les modalités opérationnelles sont consolidées sur la page ameli.fr dédiée au télésoin kiné.
Au 1er juillet 2026, deux évolutions tarifaires concrètes entrent en vigueur. D'abord, une nouvelle lettre clé TMK est créée spécifiquement pour les actes de télésoin kiné. Ensuite, les actes cotés AMS 9,5 bénéficient d'une revalorisation de 0,3 point. Ces deux éléments concernent directement votre quotidien dès que vous facturez un acte à distance.

Le télésoin kiné n'est pas une simple visio. C'est un acte conventionné encadré par quatre conditions cumulatives. Si une seule n'est pas respectée, l'acte est hors cadre et le remboursement peut être remis en cause par l'Assurance Maladie.
Condition 1 : Patient connu en présentiel sous 12 mois. Concrètement, cela signifie au moins un acte ou un bilan réalisé en présentiel dans les douze derniers mois, soit par vous-même, soit par un kiné du même groupe ou cabinet. Pas de premier contact en télésoin : vous devez avoir vu physiquement le patient avant.
Condition 2 : 20 % maximum de l'activité conventionnée annuelle. Le télésoin ne peut représenter plus de vingt pour cent de votre activité conventionnée annuelle. Cette borne est calculée sur l'ensemble de votre activité, pas patient par patient. C'est un quota global qui se surveille en continu sur l'année.
Condition 3 : Vidéotransmission obligatoire. Un simple appel téléphonique ne suffit pas et n'est pas remboursable au titre du télésoin. Vous devez voir le patient et le patient doit vous voir.
Condition 4 : Même territoire. Le télésoin doit se faire sur un même territoire. La logique est de maintenir un lien territorial entre vous et le patient, en cohérence avec votre conventionnement.
À ces quatre conditions s'ajoutent les exigences générales de qualité du soin : équipement adapté, organisation pensée pour préserver la confidentialité, prise en charge alternative en présentiel possible en cas de besoin.
Le seuil des 20 % est le piège numéro un. La plupart des kinés sous-estiment leur ratio en cours d'année, parce qu'ils ne le calculent pas en continu mais à la fin de l'exercice, quand ils font leur compta. Or si vous atteignez 22 ou 25 %, l'Assurance Maladie peut requalifier les actes en dépassement et demander un indu sur la partie excédentaire.
Le deuxième piège est l'antériorité présentielle. Sur un patient suivi depuis longtemps, vous ne pensez plus à vérifier la date du dernier acte présentiel. S'il remonte à plus de douze mois, et c'est facile à oublier sur un patient stable, l'acte de télésoin n'est plus dans le cadre conventionnel. En cas de contrôle, c'est un acte à requalifier.
Le troisième piège est la justification du lien territorial, surtout pour les zones rurales où la patientèle peut être éclatée sur plusieurs vallées. Il faut pouvoir documenter, en cas de contrôle, que le patient et le cabinet relèvent bien d'un même territoire de soins.
La réponse technique consiste à intégrer la plateforme de télésoin directement à votre planning cabinet, plutôt que d'utiliser un outil grand public séparé. Plusieurs choses se passent automatiquement.
À chaque demande de créneau télésoin, le système vérifie automatiquement que le patient a bien un acte présentiel daté de moins de douze mois dans votre logiciel. Si ce n'est pas le cas, un message explique pourquoi le rendez-vous doit se faire d'abord en présentiel.
Votre ratio télésoin / présentiel est calculé en continu sur l'année conventionnelle. Une jauge claire vous indique votre position : sereine en dessous de 15 %, vigilance entre 15 et 18 %, alerte au-dessus, blocage à l'approche de 20 % pour éviter le dépassement involontaire.
La vidéotransmission utilise un outil dédié dont les flux ne sont pas conservés sauf demande explicite, en cohérence avec les exigences RGPD du secteur santé. La traçabilité des conditions, patient connu, ratio respecté, vidéo, territoire, est consignée à chaque acte, dans une fiche qui peut être présentée en cas de contrôle.
Pour vérifier votre exposition actuelle au seuil 20 % et auditer votre dispositif télésoin, contact.

Les trois chantiers couvrent les trois moments du parcours patient : son entrée au cabinet (accès direct CPTS), le partage clinique avec ses autres soignants (DMP via Mon Espace Santé), son suivi à distance (télésoin Avenant 7). Aucun ne remplace l'autre, tous se cumulent.
| Chantier | Texte de référence | Date d'application | Risque principal |
|---|---|---|---|
| Accès direct CPTS | Loi Rist 2 (19/05/2023) | Expérimentation 20 départements depuis juillet 2025 | Compte-rendu médecin traitant manquant, redressement CPAM |
| Mon Espace Santé / DMP | LFSS 2026 + décision Conseil constitutionnel 30/12/2025 | Obligation en vigueur, sanctions écartées (retour probable 2027) | Bilan non transmis, défaut de qualité, retour des sanctions |
| Télésoin | Avenant 7 + Décret 2021-707 | En vigueur, lettre clé TMK au 01/07/2026 | Dépassement 20 % d'activité, antériorité présentielle, contrôle CPAM |
La logique commune à ces trois chantiers, c'est que les contraintes sont supportables individuellement mais deviennent insoutenables cumulées si elles reposent sur la mémoire et la rigueur personnelle. Sur cinq jours par semaine, trente patients par jour, cinq vacations, c'est exactement le terreau de l'oubli administratif. La seule façon d'absorber les trois sans y laisser ses week-ends, c'est de les faire passer dans un système qui les automatise au maximum et qui vous laisse vous concentrer sur le soin.

Un kiné libéral en 2026, ce n'est plus seulement un cabinet qu'on trouve sur Pages Jaunes. C'est un point d'entrée numérique qui doit faire trois choses, dès la page d'accueil.
Un site générique, basé sur un template Wix ou Squarespace de cabinet médical, ne fait rien de tout cela. Il affiche des horaires, une photo de cabinet, une carte. Pour 2026, ce niveau de service est en dessous de ce que les patients attendent et en dessous de ce que la réglementation rend possible.
C'est précisément pour cela qu'un outil sur-mesure, codé en fonction de votre exercice, de votre CPTS, de votre logiciel cabinet et de vos contraintes territoriales, fait toute la différence. Un site générique est un dépliant en ligne. Un outil métier est une rallonge de votre cabinet qui travaille pour vous pendant vos consultations.
Le Béarn présente une géographie particulière qui rend deux des trois chantiers encore plus pertinents qu'ailleurs. La densité de cabinets de kinésithérapie varie fortement entre les chefs-lieux de canton et les vallées. Pau concentre une offre dense, Oloron et Orthez en proposent une couverture correcte, mais dès qu'on s'éloigne, vallées d'Aspe, d'Ossau, de Barétous, ou côté Pays Basque intérieur autour de Mauléon et Saint-Palais, l'accès à un kiné devient un sujet de mobilité pour des patients souvent âgés ou peu motorisés.
Le télésoin via Avenant 7 prend ici tout son sens. Entre deux séances présentielles, un suivi à distance permet de maintenir la continuité du traitement sans imposer trente kilomètres aller-retour sur des routes de montagne. Le seuil de 20 % de l'activité conventionnelle laisse une marge confortable pour intégrer cette pratique sur des patientèles stables, à condition de l'organiser proprement.
L'accès direct via CPTS est l'autre opportunité forte sur le territoire. Plusieurs Communautés Professionnelles Territoriales de Santé couvrent le Béarn et le Pays Basque intérieur, CPTS Adour Plaine Béarn, CPTS Pays Basque intérieur, et d'autres en cours de structuration. Pour les patients ruraux, dont le médecin traitant est parfois à plusieurs semaines d'attente, l'accès direct au kiné représente une réponse de premier recours utile sur les motifs courants : douleurs musculo-squelettiques, suites de chutes, raideurs articulaires.

Les villes du Béarn qui forment le territoire d'intervention naturel, Pau, Oloron, Orthez, Mourenx, Navarrenx, Monein, Salies, Sauveterre, Mauléon, Saint-Palais, partagent toutes ce profil mixte : un centre urbain modeste entouré de communes rurales où la téléconsultation et l'accès direct ne sont pas des gadgets mais des réponses concrètes à une démographie médicale tendue.

Oui. La loi Rist 2 conditionne explicitement l'expérimentation de l'accès direct kiné à l'exercice au sein d'une CPTS ou d'une structure de soins coordonnés équivalente. Sans rattachement à une CPTS active, l'accès direct n'est pas possible dans le cadre conventionnel.
Les sanctions financières prévues par la LFSS 2026 (2 500 euros par manquement, plafond 10 000 euros annuels) ont été écartées par le Conseil constitutionnel le 30 décembre 2025. Vous n'êtes donc pas exposé à une amende aujourd'hui. Mais l'obligation conventionnelle d'alimenter le DMP demeure, et un retour des sanctions sous une autre forme en 2027 est probable. Au-delà du risque réglementaire, un bilan non transmis pénalise la qualité du suivi du patient.
L'Avenant 7 impose une vidéotransmission. Un téléphone ne suffit pas. L'outil utilisé doit garantir la qualité du soin et la confidentialité des échanges, ce qui en pratique exclut les outils grand public non conçus pour la santé. Un dispositif dédié au télésoin médical, intégré à votre logiciel cabinet, est la voie recommandée. Le Forfait d'Aide à la Modernisation et à l'Informatisation peut contribuer au financement de cet équipement.
Le ratio se calcule sur l'activité conventionnée annuelle globale, pas patient par patient. Vous prenez l'ensemble des actes facturés en télésoin sur l'année et vous rapportez ce volume à votre activité totale. La meilleure approche est un suivi en continu, pas un calcul en fin d'exercice. En cas de dépassement, l'Assurance Maladie peut requalifier les actes excédentaires et procéder à un indu.
Le Forfait d'Aide à la Modernisation et à l'Informatisation est une aide conventionnelle destinée à soutenir l'équipement informatique des kinés conventionnés. Il porte sur le matériel et les logiciels conformes au cahier des charges conventionnel. Les conditions précises, les pièces justificatives demandées et les modalités de versement sont détaillées sur les pages dédiées d'ameli.fr, qui restent la source officielle à consulter pour le montant et les conditions applicables à votre situation.
Vous voyez que les trois chantiers de 2026 ne se règlent pas avec de la bonne volonté en fin de journée. Ils se règlent avec une organisation et des outils pensés pour votre métier. C'est exactement ce que je fais à PilotOne, basé à Sus, à proximité immédiate de Navarrenx et de toute la zone Pau, Oloron, Orthez.
Trois propositions concrètes pour avancer :
J'interviens à Pau, Oloron, Orthez, Mourenx, Navarrenx, Monein, Salies, Sauveterre, Mauléon, Saint-Palais et dans tout le Béarn. Je suis basé à Sus, à 4 km de Navarrenx.
Codé pour votre métier. MP ouvert, [email protected] ou pilotone.fr.
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Sources : Légifrance (loi Rist 2, Avenant 7, décret 2021-707), ameli.fr (télésoin kiné, FAMI), Ordre des masseurs-kinésithérapeutes (bilan accès direct avril 2026), Conseil constitutionnel (décision LFSS 2026 du 30/12/2025).
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